
Je quittais les glaciers, et 5h de bus plus au sud, j’arrivais dans un autre petit coin de paradis : la région de Wanaka.
NB : Ci-dessous, une petite capture d’écran Google maps pour vous permettre de mieux visualiser la chose. Vous me direz, mais bon sang, pourquoi ne pas y avoir pensé avant ?? Figurez-vous que j’avais essayé plusieurs fois de mettre un plug-in qui n’a jamais fonctionné, du coup j’avais laisse tombé l’idée de la carte, alors que pendant tout ce temps, une simple capture d’écran aurait parfaitement fait l’affaire.. 🤦♀️🙄
Mais comme mieux vaut tard que jamais, jsuis en train de rajouter des cartes sur tous les anciens posts, comme ça les plus geeks d’entre vous pourront retourner voir de quoi je parlais, et moi je me coucherai un peu moins bête ce soir 🤓

Quand la réalité dépasse la carte postale
Wanaka est une jolie bourgade qui ronronne au pied des montagnes et au bord d’un lac aux eaux bleues qui porte le même nom. Station balnéaire prisée (bien que moins touristique que sa grande soeur Queenstown, dont on parlera dans le prochain post), elle a le charme irrésistible des villes qui offrent à la fois un cadre magnifique et un peu d’animation (mais pas trop). Pas du luxe quand on pense que le reste de l’île est surtout peuplée de vaches et de moutons 😏
Comme pour les étapes précédentes, je dormais dans une auberge de jeunesse à l’ambiance reelax, perchée en haut d’un lit superposé au confort ma foi très relatif (montants qui grincent, pas de rideaux, matelas en mousse qui défonce le dos..) – tout ça pour un prix pas vraiment modique, mais c’est comme ça minou.


Ma première excursion aux alentours m’a conduite en haut d’une colline, Mount Iron. Située dans la ville, il fallait quand même trotter 45mn le long d’un genre de nationale pour y arriver, alors qu’en voiture c’était à deux pas. Jme suis donc décidée à tester mes nouveaux talents d’auto-stoppeuse, et bingo : à peine 5mn après avoir commencé à lever le pouce, je me fais embarquer par je sais plus trop qui, mais quelqu’un de sympa (le père de famille avec ses deux garçons ? Ou bien la garde forestière ? 🤔)
A partir de ce moment-là, c’est devenu mon mode de déplacement principal pour aller partout où mes bus Intercity n’allaient pas. L’auto-stop, c’est vraiment un truc formidable pour se sentir appartenir à la grande communauté fraternelle des Zêtres Zumains 🙏 Là vous vous dites ça y est, on l’a perdue, elle est en phase terminale d’hippisation – n’empêche que ça fait chaud au cœur de voir que de stricts inconnus sont prêts à faire preuve d’une telle solidarité. Surtout quand on est parisien 😒 Mais bref, revenons à nos moutons !
Donc je grimpe en haut de cette colline..

Et quand j’arrive en haut, après une toute petite heure d’ascension de rien du tout, la récompense dépasse largement l’effort fourni :



Le début des choses sérieuses
Après le succès de ma première opération, je me lançais dans une entreprise autrement plus ambitieuse le lendemain matin : me faire déposer à 45mn en dehors de la ville pour une super rando de 3-4h qui m’emmènerait au pied d’un glacier (hé oui, encore un).
Pas complètement sûre de mon coup mais confiante dans ma bonne étoile quand même, je marche jusqu’à la route en question, me positionne à un endroit stratégique et lève le pouce en essayant d’adopter une posture faussement décontract – c’est bien connu, faut avoir l’air cool pour faire de l’auto-stop ✌😏
Miracle : au bout de 10mn un couple de touristes de je ne sais plus quel pays me prend avec eux et me dépose à mi-chemin, là où leur route se sépare de la mienne – bref, au milieu de nulle part. Là, une jeune scandinave expatriée qui faisait des ménages dans l’une des rares maisons du coin me dépose encore un peu plus loin, là où il n’y a vraiment plus âme qui vive. Je m’accroche à l’espoir que je ne peux pas être la seule à faire cette fichue randonnée.. 😣
Et en effet, quelques minutes plus tard, un espagnol en van m’embarque pour la fin de la route. Ouf ! On devise gaiement, tout en admirant les paysages grandioses qui défilent sous nos yeux. Des vaches, des moutons, des falaises dramatiques et du ciel bleu à perte de vue. On se souhaite bon voyage à l’arrivée et j’entame une des plus jolies promenades qu’il m’ait été donné de faire jusqu’à aujourd’hui. Jugez vous-même :







Les lacs et les torrents ont un bleu clair très particulier que je n’avais jamais vu avant, un genre de bleu-vert-gris.. C’est très beau !









De retour au parking, je n’ai plus qu’à guetter les voitures qui repartent. Un français et une polynésienne retraités me ramènent gentiment en ville, où je retrouve ma copine Justine (cf. Punakaiki) fraîchement débarquée à Wanaka. Au programme : organisation de notre rando en tandem du lendemain 😎
« Trois kilomètres à pied, ça use, ça uuseeeuh.. »
Bon les deux premières balades en fait c’était du pipi de kangourou comparé à ce qu’on s’apprêtait à attaquer. Y a deux grosses randos principales à faire dans le secteur : la plus fréquentée est l’ascension de Roys Peak, en haut duquel on surplombe le lac et la ville. L’autre, un peu plus éloignée et un peu moins touristique, consiste à grimper au sommet d’Isthmus Peak, d’où on a droit à une vue incroyable sur le lac Wanaka ET le lac Hawea, sans compter les montagnes environnantes. Ultra motivées, on opte évidemment pour la 2ème solution.
On part donc bravement à 7h du mat, bon pied bon oeil. Deux automobilistes compatissants plus tard, on est au départ du sentier. Et là, c’est du lourd : 5h de randonnée sous le soleil en marchant d’un bon pas (même en partant tôt ça tapait sec 😓) dont 3h de montée assez raide et surtout non-stop.. Pas une minute de plat ou de descente pour reposer nos pauvres gambettes 😰
Moi qui avait encore la rando de la veille dans les pattes, jpeux vous dire que j’en ai bavé, mais alors comme jamais ! 😫 D’ailleurs si Justine avait pas été là, pas sûr que je serais arrivée jusqu’en haut.. A la fin on s’arrêtait tous les 50m pour reprendre notre souffle, c’était pathétique 😅 Heureusement, on n’était pas les seules à peiner, et puis surtout le paysage en valait largement la chandelle. Mais pffiou, dieu que c’était dur !













Quelques centaines de litres de sueur plus tard, WE DID IT ! On était en haut ! 😎




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Et pour clore cette étape mémorable, après 2h de descente-torture pour les genoux et une bière fraîche bien méritée, on a dîné avec Noa, la hollandaise de Punakaiki, et même recroisé John le cycliste, qui continuait sa route, infatigable et toujours aussi sympa (américain quoi !). Prochaine étape : Queenstown ✌

Magnifique reportage et magnifique photos qui donnent envie Marie 👏🏿👍🏾.
Bisous 😘
Merci Yanis ! 😊🙏