Alors voilà, tout à commencé le 1er janvier 2018..
Ce matin-là je me suis réveillée, et puis j’ai décidé de partir loin, longtemps. Comme ça, tout simplement.
Plus précisément, ça faisait quelques semaines que je tournais en rond, sans être trop convaincue de la direction qu’il fallait que je prenne pour cette nouvelle année. Ce jour-là, je ne sais pas pourquoi, l’Idée avec un grand « I » a surgi dans ma tête comme par enchantement, comme si l’univers m’avait soufflé la solution à l’oreille (ça m’a fait un peu guili). D’abord un peu sonnée par l’ampleur de la chose, je me suis finalement dit qu’après tout, pourquoi pas, et puis j’ai adopté le concept pour de bon, non sans une certaine excitation.
Quel est le concept justement ? Le concept, c’est qu’il n’y a pas de concept ! Dans le bouddhisme zen, on dit qu’il n’y a rien à gagner, ni d’ailleurs rien à perdre. Toute notre vie est là, dans cet instant. Rien avant, rien après. Rien de plus, rien de moins. Manger, dormir, faire pipi, aller au supermarché… il faudrait faire tout ça comme si toute notre vie tout entière était contenue dans l’action que l’on est en train de mener. Ça peut paraître con, décevant, effrayant ou complètement absurde ; en tout cas c’est une vision qui me parle beaucoup ! Peut-être que s’éloigner de son environnement familier, avec tout ce qu’il comporte de sollicitations, de responsabilités, d’automatismes et d’histoires accumulées, rend la tâche plus facile ? Tout ce qu’on quitte laisse un vide, qui se transforme en disponibilité pour voir, sentir, écouter, s’imprégner, aimer.. bref, être. Donc je suis partie pour être, peut-être un peu plus pleinement que je n’étais à Paris – ou peut-être même pas.
Donc en fait le concept, c’est juste moi dans un autre endroit. Les mêmes poumons pour respirer, les mêmes yeux pour regarder, les mêmes deux pieds pour m’emmener où je vais. A Paris j’ai fait des choses. Là je continue à faire des choses, simplement un petit peu plus loin et avec une météo un peu plus adaptée mon goût de descendante de béké (« Soleil ka chauffé, la pli ka tombé, vent ka soufflé : Siapoc tient bon » – spéciale dédicace à Vicky et Caco 😉).
Si je raconte tout ça, c’est que je crois que ça explique vraiment la façon dont j’entreprends ce voyage : pas vraiment d’attentes particulières (me trouver ? euh, je crois que je suis déjà là 🤔), pas vraiment de programme non plus (un aller-retour Paris-Jakarta et deux nuits d’hôtel en arrivant, c’est tout ce qui était prévu en partant), pas non plus d’ambitions particulières, si ce n’est essayer de chanter quand je peux là où je peux, histoire de pas trop perdre la main (ou plutôt la corde vocale). Faire trois fois le tour de Java à cloche-pied, monter un business de smoothies sur une plage de Bali, rendre jaloux tous mes copains sur Instagram… ce sera pas pour cette fois-ci (non je rigole, évidemment que j’espère bien rendre tout le monde hyper jaloux 😈)
Bref, à partir de là, vous comprenez que tout est bon à prendre. Bien sûr j’ai des idées, des choses que j’ai envie de faire ou de découvrir, des endroits dans lesquels j’envisage d’aller etc. Mais bon, ça ou autre chose… de toute façon tout sera parfait, parce que je crois bien que tout l’est toujours. ☯️🙏
Donc voilà, huit mois et pas mal de problèmes logistiques et administratifs à dépêtrer plus tard, me voilà partie pour un (grand) tour. Ce blog, c’est pour partager un peu de toute cette belle aventure avec tous ceux et toutes celles que j’aime et que j’ai eu du mal à laisser derrière moi – Doucette, tu te reconnaîtras 🐱. C’est aussi sans doute pour m’aider à affronter les moments de solitude qui viendront sûrement, alors surtout n’hésitez pas à mettre des ptits commentaires et aussi à me donner de vos nouvelles du bout du monde 🤗
Bonne E-lecture !
