
Mysore (de son vrai nom « Mysuru ») est une charmante bourgade d’un peu plus d’un million d’habitants située au sud de Bangalore, surtout réputée pour son palais, ses cours de yoga, son zoo et son festival annuel, le « Dasara ». Dix jours pendant lesquels des processions d’éléphants et autres chevaux zé chameaux harnachés de parures dorées défilent dans les rues. Mais ça, c’est en septembre ou octobre et là on était en février, donc raté pour cette fois-ci. Qu’à cela ne tienne – comme toujours, l’Univers m’a trouvé largement de quoi m’occuper..

Mon ptit coin de paradis
J’avais réservé un lit dans l’auberge de jeunesse « Beehive » (« la ruche »), au sud de la ville. Comme son nom ne l’indiquait pas, il s’agissait d’une spacieuse villa, tranquillement installée au milieu d’un jardin verdoyant, au fond duquel une piscine (!!) à l’eau aussi propre qu’on peut l’espérer en Inde attendait patiemment une bonne âme à rafraîchir. Mon dortoir étant quasiment vide la plupart du temps, j’avais une paix royale. Bref, une véritable oasis de sérénité au milieu de la chaleur et de l’agitation permanente des rues indiennes 💚




La faune locale
Parmi les habitants permanents de la ruche, trois adorables jeunes chiens qui avaient été trouvés dans le quartier et recueillis quelques mois plus tôt :


Histoire de compléter la ménagerie, il y avait aussi une famille de macaques qui prenaient régulièrement ses quartiers dans le jardin. Un matin, j’ai brisé la glace en partageant quelques grains de ma pomme-grenade avec le plus jeune. C’est sacrément mignon un bébé singe dis donc 🤗 Faut faire gaffe quand même parce que ça mord fort ces trucs-là, mais là j’ai senti une complicité immédiate entre nous :

Tous les matins, j’avais le luxe de pouvoir faire ma petite séance d’étirements / danse / sport dans le jardin, au milieu des oiseaux. Un jour que j’étais assise en zazen (*méditation assise) sur la terrasse, j’ai eu droit à une autre rencontre émouvante : un petit écureuil est venu se planter juste devant moi pendant quelques secondes, sans doute intrigué de voir ce drôle d’animal assis là, immobile depuis une demi-heure. On s’est regardé dans le bleu des yeux, j’ai laissé échapper un sourire et mon petit visiteur a filé aussi vite qu’il était arrivé. Un très joli moment 🙂🐿
En plus de toutes ces petites bêtes, il y avait aussi de sympathiques êtres humains à la ruche. Parmi les gens de passage, j’ai fait la connaissance de Sharat, un américain d’origine indienne amateur de chant traditionnel, qui faisait ses vocalises sur la terrasse et qui m’a gentiment montré quelques gammes du cru. Quelle émotion dans ces intervalles.. Quand je serai grande, j’apprendrai à chanter comme ça :
Auntie et l’épisode du sari
Il y avait aussi Nithil le gérant et son assistant, tous les deux adorables, et puis « Auntie », ma nouvelle maman d’adoption (*en Inde, on appelle couramment les femmes plus âgées « tante »). Elle venait tous les matins s’occuper du ménage avec l’aide d’une jeune fille. Comme elle ne parlait pas un mot d’anglais et moi pas un mot de kannada (*la langue locale), nos échanges se résumaient principalement à des gestes et des sourires. Ça ne nous a pas empêchées de nous prendre d’une réelle affection l’une pour l’autre 🤗

C’est grâce à elle que j’ai pu enfiler le fameux sari que j’avais fait faire pour le mariage qui n’a jamais eu lieu. Ça a l’air de rien, mais c’est hyper compliqué à mettre ce truc 🙈 Elle m’a patiemment emmaillotée dans les kilomètres de tissu, sans oublier la touche finale, le petit trait noir sur le front pour le bindi 💚 Le résultat m’a valu un franc succès – apparemment je suis prête à marier 😋






***
J’ai quittée Auntie à regret. Après mon départ, j’ai reçu cette émouvante vidéo de ma copine Galit (l’israélienne de Bangalore) passée là-bas quelques temps après moi :
Le palais de Mysore
J’ai profité de cette retraite paisible pour me reposer un peu, surtout que – détail moins glamour – j’avais une petite fièvre et une digestion vaguement perturbée (probablement un parasite attrappé à Bangkok). Rien d’assez méchant pour m’empêcher de faire tout de même quelques belles balades dans la ville, notamment pour visiter l’incontournable palais de Mysore, équivalent local du château de Versailles.








A la tombée du jour
Comme j’étais très occupée à me la couler douce dans mon oasis, je suis sortie plusieurs fois peu avant le crépuscule, ce qui n’est pas forcément une mauvaise heure pour se promener, bien au contraire. A la clé, un joli coucher de soleil sur la ville du haut de Chamundi Hill :



Un autre jour, un autre coucher de soleil sur le lac Kukkarahalli, une chouette balade prisée des joggeurs locaux :


Sérénade nocturne
Un soir, j’ai accompagné l’un des gérants de l’auberge à un concert de musique carnatique (*musique traditionnelle du sud de l’Inde). C’est une tradition très ancienne basée sur l’improvisation vocale. Le concert avait lieu dans un ancien temple qui formait une sorte d’arène antique. Le chanteur principal était apparemment une super star dans son style – évidemment j’ai pas retenu son nom 🤦♀️ C’est vrai qu’il assurait grave sur les vocalises, à côté Mariah Carey peut aller se rhabiller :
.. to be continued 👉
Que d’avantures !
Et toi tu ne leur as pas fait des petites vocalises de chant lyrique ? 🥰😘😘😘
Si! Je voyage avec une petite guitare que je sors de temps en temps 😉
J’avais pris du retard et tu m’as manquée!!
J’ai ris et j’ai pleuré!
Bravo, tu es magnifique!
🙏🤗🤗🤗
trop beau!
😊🤗