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Etape 4 : L’île de Langkawi, ses montagnes et ses eaux (pas très) bleues

L’aigle, mascotte de l’île

Jvous avais prévenu, les posts tous deux jours c’était trop beau pour durer !
Je viens de passer une semaine au paradis et c’est bien connu, y a pas le wifi là-haut 😏

En revanche, il y a des poissons multicolores et des tortues sous-marines qui planent majestueusement au-dessus des profondeurs, il y a le clapotis de l’eau turquoise qui vous berce le soir en s’endormant, il y a des plats succulents préparés avec amour par une mama indonésienne qui ne comprend pas l’anglais mais communique par des sourires…

Mais laissez-moi d’abord vous raconter la fin de mes aventures malaisiennes 😌

***

Après mon premier passage (ou plutôt ma convalescence) sur l’île de Penang, je sautais dans un ferry et trois heures plus tard j’accostais sur l’île de Langkawi, la plus au nord du pays. Au-dessus, c’est la Thaïlande. Langkawi est très touristique et assez prisée des occidentaux – cette fois-ci, je ne serai pas seule.

Entre-temps ils ont dû inventer les fastboats 🤷‍♀️

D’ailleurs en descendant du bateau, alors que j’allais me résoudre de mauvaise grâce à accepter l’offre de l’un des dix chauffeurs de taxi qui me harcelaient comme des moucherons pour me conduire à mon auberge, j’entends deux filles me hêler de loin : c’était Marion et Anne-Lise, deux bretonnes en vadrouille croisées à Pangkor la semaine précédente.

Physionomiste comme je suis, je ne les aurais jamais remises, mais comme elles m’ont reconnu, on a partagé le taxi et plus tard le dîner – je repasserai quelques bons moments avec elles par la suite, et on se recroisera même autour d’une bière et d’un billard à Kuala Lumpur.

Un peu plus tard, Charan débarquait lui aussi de KL (cf. mon acolyte de Pangkor) pour un nouveau week-end d’aventures et d’exploration.

Les incontournables 

Langkawi est réputée pour ses plages, et c’est vrai que la plus touristique, Pantai Cenang, a le sable le plus fin que j’ai jamais foulé, quelque part entre la neige et la farine 💚 Le revers de la médaille, c’est qu’il s’insère dans le moindre interstice de peau ou de tissu et n’en décolle plus 😖 Bon et puis il faut aimer l’animation, parce que la plage est loin d’être déserte : scooter de mer, parachute ascensionnel, beach bars.. L’eau n’est ni tout à fait bleue, ni tout à fait transparente, mais le bain n’est pas désagréable.

Coucher de soleil sur Pantai Cenang
Jaune et noir sur fond bleu

En faisant le tour de l’île, on peut trouver d’autres plages un peu plus calmes et assez belles, mais dans notre cas, soit on arrivait trop tard, soit le temps n’était pas au rendez-vous, soit il y avait des méduses… 🙄

Pantai Tanjung Rhu : la plus jolie, malheureusement à moitié privatisée par un resort et infestée de méduses la fois où on y était
Pantai Pasir Tengorak (« plage des squelettes ») : jolie petite plage uniquement fréquentée par les locaux, un peu bondée car le jour où on y est allés était férié et en plus il pleuvait 😐
Pantai Tengah : celle-là aurait été parfaite si seulement les égoûts ne s’y écoulaient pas.. (je me disais aussi qu’il y avait une drôle d’odeur la fois où j’ai voulu m’y baigner 🤔)

Bref, sans vouloir faire la fine bouche, les plages de Langkawi ne me laisseront peut-être pas un souvenir impérissable. En revanche, le Cable car, si ! C’est l’attraction numéro 1 de l’île : un téléphérique qui grimpe jusqu’en haut du deuxième sommet de l’île, le Gunung Mat Cincang (850 mètres). De là on accède à une plateforme à partir de laquelle on profite d’une vue à 360° sur toute l’île et sur l’océan à perte de vue. Ça coûte un (morceau de) bras et on passe par un affreux parc d’attraction pour y accéder, mais c’est quand même top.

Ouh là là ça monte 😨
Tout là-haut ça donne ça
Y a même un pont suspendu pour les téméraires, le Sky Bridge
La vue du pont en question

Pendant la descente, j’ai aperçu par la fenêtre de la cabine deux petits oiseaux posés côte à côte tranquillement sur le câble qui montait. Ils prenaient l’ascenseur ! Trop malins ces petits piafs !! 😂

La minute Iron Man 

Le panorama nous a tellement plu qu’on a décidé de remettre le couvert en grimpant sur le mont d’à côté, à pied cette fois-ci. Il s’agit d’un des deux treks balisés de l’île – l’autre mène au sommet du Gunung Raya, le plus haut de l’île, mais serait moins sympa selon le blog de je sais plus qui (j’ai pas pu vérifier puisqu’il s’est mis à pleuvoir comme vache qui pisse la fois où j’ai essayé d’y aller).

On s’est donc lancés, confiants, s’attendant à une ou deux heures de rando plutôt facile selon les indications – complètement erronées – d’un pote de Charan. Dieu merci, il me semblait quand même avoir vaguement lu que c’était pas une promenade de santé, du coup on avait prévu quelques vivres et une grande bouteille d’eau, sans lesquels je ne serai sans doute plus là pour vous écrire (j’en rajoute un peu, mais à peine).

Le sentier commence au pied d’une jolie cascade qui forme des bassins naturels, les Seven Wells, dans lesquels on peut faire trempette dans une eau bien fraîche, ce qui n’est pas désagréable quand le thermomètre affiche 35°C et 95% d’humidité. On s’est gardé le plaisir pour la fin, et je peux vous dire qu’après 4h d’escalade dans les pattes, c’était tout simplement divin 🤗

Ah je m’en souviendrai de cette grimpette ! Non seulement c’était ma première rando dans la jungle, mais probablement la plus costaud que j’ai jamais faite 😅 Par chance, j’étais dans une forme olympique ce jour-là (contrairement à la veille où j’avais deux de tension !).

Un groupe de malais de je ne sais quelle institution type garde républicaine a démarré le sentier en même temps que nous. Ils jacassaient à qui mieux mieux et gâchaient complètement la sérénité de la balade, du coup on est partis sur les chapeaux de roue pour tenter de les distancier.

Moi je gambadais gaiement entre les racines en me disait que décidément, c’était trop fastoche cette rando.. ouais.. ça c’était les trois premiers quarts d’heure.. parce qu’après la montée a commencé à se faire nettement plus raide et la fatigue à se faire sentir. Tout ça bien sûr sous une chaleur étouffante et en perdant un litre au cent (comprendre : un litre de sueur par cents mètres parcourus).

Mode Tarzan : ON
Ambiance musicale de la jungle
Les premiers mètres avant que ça se corse

Au bout d’une heure et quart environ, on arrive au premier palier où s’arrête théoriquement la balade – sauf qu’en fait ça continue jusqu’au sommet et que bien sûr, une fois arrivés jusque-là, hors de question de s’arrêter ! Si on avait su.. 

En fait il restait trois bons quarts d’heure d’escalade, sur un chemin qui montait la plupart du temps à la verticale, avec un système de cordes pour se hisser, sans lesquelles ça aurait été très compliqué de redescendre.. Iron Man à côté, c’est du pipi de singe !! (justement il y avait une compétition Iron Man sur l’île ce jour-là 😏).

A ce stade on n’était plus très nombreux à grimper, juste nous et quelques courageux du groupe d’en bas, qui faisaient moins les fiers et qu’on n’entendait plus moufeter. Même Charan traînait la patte malgré son mètre 90, et moi je n’avais plus qu’une idée en tête : arriver en haut. Ça devient une obsession à la fin : hors de question d’avoir sué tout ça pour rien !! 😡

On a fini par réussir à se hisser tant bien que mal jusqu’au sommet, au bout du rouleau mais hyper fiers et surtout émerveillés par le spectacle.

Envie de pousser le cri de Tarzan : « Oooh hihohihoooo hiho hihooo !! »
La fine équipe dégoulinante du sommet 🤘

Comme j’ai vu que j’avais de la 4G, j’en ai profité pour passer un petit coup de fil whatsapp à Amélie en direct du haut de la montagne. C’est beau la technologie 😏

La descente en rappel était presque aussi physique que la montée, mais comme on savait ce qui nous attendait et qu’on avait fait le plus dur, on avait l’esprit plus léger et le pied alerte. Petit extrait live :

Bilan des courses : une expérience éprouvante mais hyper chouette, qui marquera certainement le début d’une brillante carrière de randonneuse du dimanche.

La minute gourmande

Bon c’est pas le tout, mais après l’effort le réconfort ! Ce soir-là – comme tous les autres soirs – on est allés se remplir la panse au pasar malam (marché du soir pour ceux qui suivent). Alors ça c’est un autre très bon souvenir de Langkawi : tous les soirs dans un endroit différent, des dizaines de stands proposent tout un tas de plats locaux bien huileux, épicés ou sucrés – pas exactement le meilleur endroit pour surveiller son cholestérol, mais un incontournable pour les gourmands et les petits budgets qui souhaitent profiter de l’ambiance locale.

Le roti, sorte de crêpe épaisse sucrée ou salée 

Parmi toutes ces bonnes choses, je tiens quand même à vous présenter mon stand favori : les crêpes au kaya 😍 Le kaya, c’est une sorte de confiture à base de noix de coco, œuf de sucre de canne qu’on trouve partout en Malaisie et qui a constitué la base de mon alimentation pendant un mois. C’est absolument délicieux, miam miam slurp slurp 😋 Là, ils vendaient des sortes de pancakes fourrés au kaya ou à la pâte de haricots rouges (autre délice), et j’avoue j’en ai carrément abusé 😳

Autre classique local que j’ai rapidement adopté : le curry puff. Sorte de petit chausson fourré aux pommes de terre et au curry, ça ressemble aux « pâtés chatte » martiniquais, mais avec autre chose à l’intérieur. Une valeur sûre 😌

Le secret : de l’huile, beaucoup d’huile..

Deux ou trois autres trucs pas désagréables qu’on trouve aussi sur place :

Rien de tel qu’une noix de coco fraîche après le bain 🌴
Ce qui est bien, c’est qu’il y a (littéralement) à boire et à manger là-dedans : l’eau de coco à la paille et la chair à la petite cuillère/fourchette/couteau – super ustensile à avoir dans son sac à dos d’ailleurs, merci Gaëlle !
Assiette dégustée à un buffet local
En partant du haut et dans le sens des aiguilles d’une montre : riz, poisson en sauce, aubergines marinées, beignets de pommes de terre, oeuf dur salé, tempe, salade de coeurs de palmiers pimentés (2€)

Et pour finir sur le point culinaire, une autre découverte malaisienne un peu moins locale, mais tout aussi excitante : le smoothie bowl. Ça consiste en une base de purée de fruits frais (le plus souvent banane, mangue et/ou fruit du dragon), mélangée à du yaourt ou de la glace, sur laquelle on ajoute un peu de graines et autres céréales et quelques morceaux de fruits. C’est froid, c’est frais, c’est sucré, ça a l’air sain.. bref, c’est un bonheur 💚 Ça se trouve plutôt dans les endroits branchés et les bars à touristes ou expats, mais une fois de temps en temps ça change agréablement des fritures et des plats en sauce.

Suite et fin de la Malaisie dans le prochain post 😉👉

2 Commentaires

  1. Clem Clem

    En plus d’avoir l’air bon, le smoothie bowl est photogénique aussi 🙂

    • Miamduchocolat Miamduchocolat

      Ah ça c’est sûr, les smoothies bowl c’est très « Insta » 😏🤙

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