
Hé oui, encore moi 😏 J’ai accéléré un peu le rythme, histoire de rattraper mon retard et de pouvoir vous envoyer des nouvelles plus fraîches.
Au moment où je vous parle, je contemple la mer qui clapote au pied de ma chambre à Banda Neira, une petite île perdue dans l’archipel des Moluques, quelque part là-bas très loin, dans l’extrême est de l’Indonésie. J’y suis finalement arrivée ce matin, après trois jours de voyage pour le moins folkloriques..
Mais on en n’est pas encore là ! Où est-ce qu’on en était déjà ? 🤔 Ah oui, la Malaisie, et plus précisément l’île de Penang..
***
La recette 35 degrés dehors + cheveux mouillés pour se rafraîchir + clim à fond partout dans les transports et les magasins est à peu près imparable : j’ai fini par choper une bonne crève, qui s’est déclarée à Pangkor sous forme de nez bouché/éternuements, pour finir en beauté par le combo gagnant fièvre/mal de gorge/début de bronchite à l’arrivée à Penang 🤧🤒

Merci seigneur, je suis encore hyper bien tombée côté logement : j’avais réservé un lit dans le dortoir d’une maison d’hôte toute neuve pas encore notée sur Booking.com. Bonne pioche : je me suis retrouvée dans une superbe maison ancienne, rénovée et décorée avec beaucoup de goût par MK, un malais d’origine chinoise (ne me demandez pas son vrai nom) qui s’est occupé de moi comme une mère. Sirop chinois pour la gorge, baume du tigre, tisane de gingembre… en deux jours j’étais à nouveau sur pieds ✌


Tout ça pour dire qu’étant clouée au lit la moitié du temps, j’ai pas pu voir grand-chose lors de ce premier séjour. Du coup je suis repassée par Penang après mon escapade sur l’île de Langkawi – c’était de toute façon sur le chemin du retour vers KL. Ci-après, quelques morceaux choisis de ce que j’ai pu apercevoir lors de ces deux séjours.
George town, entre patrimoine et modernité
Il faut savoir que l’île de Penang partage avec la ville de Malacca (cf. post précédent) un patrimoine historique et culturel riche, qui en fait une destination phare en Malaisie – ça, plus la nourriture évidemment (d’après le Lonely Planet, certains viennent à Penang rien que pour manger 😲). La ville de George Town, où accoste le ferry qui relie l’île à la terre ferme, est particulièrement charmante et propice à la promenade.
Elle abrite notamment un quartier indien assez vivant, une vieille ville au patrimoine architectural intéressant, ainsi qu’une profusion de street art et autres graffitis en tout genre, dont 52 structures d’acier installées là par la ville lors d’une exposition en 2009 (« Marking George Town ») et qui témoignent de l’histoire de la ville et de sa culture. Un poil trop « piège à selfie » à mon goût.. mais pas complètement désagréable non plus.















Côté architecture, le hasard de mes promenades a guidé mes pas vers le « Penang Peranakan Mansion », un magnifique manoir de la fin du XIXème siècle qui appartenait à un genre de richissime mafieux chinois. Le style mélange influence européenne et chinoise, et témoigne de l’architecture Peranakan, terme désignant les descendants d’immigrants chinois installés dans les colonies britanniques (détroit de Malacca, Penang et Singapour).
On appelle également ces malais/chinois « Baba » pour les hommes et « Nyonya » pour les femmes, d’où la cuisine dite « nyonya » issue de ce mélange de cultures. Toute la région est marquée par cet héritage – Wikipédia me souffle même que l’Etat de Penang est le seul de Malaisie sans majorité malaise 😲
En tout cas, il y avait de bien jolies choses dans cette bicoque :








Aux alentours de George town
A part ça, tout le monde paye un bras pour monter dans un petit téléphérique qui emmène les gens par troupeaux au sommet de « Penang Hill », une colline de laquelle on a une jolie vue sur l’île (pour peu qu’il n’y ait pas trop de brouillard). Mouais bof.. Plutôt le gros piège à touristes, avec boutiques de souvenirs tout du long et personnages à fourrure grandeur nature avec qui faire des selfies.

En revanche, mention spéciale au jardin botanique, quasiment désert, dans lequel j’ai déambulé avec bonheur et vu des tas de petits animaux (singes farceurs, écureuils tremblotants, gros lézards et autres tortues).




La minute Mac Gyver au Parc National
Et pour finir en beauté mon 2ème séjour, j’ai pris mes chaussures de rando et mon courage à deux mains, et je suis partie m’enfoncer dans la jungle du parc national de Penang, certes plus petit parc national de Malaisie, mais assez grand quand même pour pouvoir y crapahuter trois bonnes heures, quasiment en tête à tête avec la faune et la flore locale.
Alors là, vous vous dites « waow, la meuf va randonner toute seule dans la jungle ?! ». Alors oui et non.. En fait la chronologie est pourrie, parce qu’entre temps j’avais fait une autre rando dans la jungle sur Langkawi (cf. post suivant), autrement plus costaude et en plus j’étais pas toute seule. Du coup là j’étais rôdée en quelque sorte.. mais quand même 💪😎😋
Le trek dans la jungle est d’ailleurs en passe de devenir ma nouvelle marotte. C’est génial ! Y a tout : le côté aventure à la Indiana Jones, le côté fitness pour éliminer toutes les fritures ingurgitées la veille, et le côté communion avec la nature (tant que tu te fais pas attaquer par une bande de singes malveillants).
Je me suis donc lancée bravement pour ce qui restera dans les annales comme ma première rando solo dans la jungle. En 1h30 j’ai dû croiser quatre personnes en tout qui repartaient dans l’autre sens. Heureusement, le chemin était facile à suivre (je m’étais bien renseignée quand même, j’aime l’aventure mais pas au point de finir dévorée par les fourmis).
Arrivée au bout, je tombe sur une première jolie plage, « Turtle beach ». Quelques rares groupes de randonneurs, un petit local qui gère la conservation des tortues qui viennent pondre là, c’est mignon mais on a vite fait le tour. Surtout que la baignade est vivement déconseillée pour cause de bancs de méduses.. je m’abstiens donc sagement malgré mon état de sudation avancé 😓




Comme je me sentais encore d’attaque, je décide de pousser 45mn plus loin pour atteindre une autre plage « Teluk Kampi », plus reculée et moins infestée de méduses selon un ranger. Personne d’autre n’y allait apparemment, du coup j’étais vraiment toute seule toute seule 😈
A l’arrivée, je croise un petit groupe de malais en mode team-building qui campaient à l’orée de la forêt et me saluent jovialement en passant, et puis après j’ai la plage pour moi toute seule pour le reste de l’après-midi 😎

Je barbote un peu (l’eau est d’un bleu qui tire plutôt sur le marron 🤨), je déguste mon nasi lemak acheté au boui-boui à l’entrée du parc, je me mouche un peu parce qu’ils ne plaisantent pas avec le piment ici, je sieste à l’ombre d’un rocher, je tape la discut’ aux crabes et aux bernard l’hermites.. bref je m’occupe !
Pour le retour, prise d’une certaine flemme en repassant par Turtle Beach (3h de rando en montée et en descente, ça ira bien pour aujourd’hui) je me greffe à un petit groupe de locaux qui ont loué un bateau de pêche pour les ramener à l’entrée du parc. Fin de l’aventure, retour au bercail en un seul morceau 🎉



***
Et voilà, la Malaisie, c’est presque fini !
Dans le prochain post, je vous raconterai l’île de Langkawi et peut-être même les Cameron Highlands si vous êtes sages, et après on s’envole à nouveau pour l’Indonésie, cette fois-ci direction les Moluques, archipel paradisiaque perdu au milieu de l’océan.. 🌴
E-bibis




Quel suspens, j’ai cru que tu allais te faire attaquer par des singes! Bravo pour cette première rando solo 😘
Héhé merci 😋