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Etape 2 : l’île de Pangkor, petit havre paisible au large de la modernité

Salut les gilets jaunes ! 😉

Après Malacca, j’ai décidé d’aller jeter un œil à Pangkor, une toute petite île le long de la côte, au nord de Kuala Lumpur. Beaucoup moins visitée que ces deux grandes sœurs, Penang et Langkawi (cf. posts suivants), on en fait le tour en une heure de scooter et on ne peut pas dire qu’il y ait grand-chose à y faire, si ce n’est barboter dans l’eau turquoise et compter les singes sur la route. Pourtant, c’est un îlot charmant et les quelques jours que j’y ai passé comptent certainement parmi les meilleurs de mon séjour malaisien.

Après avoir été hébergée en couchsurfing à KL et chez un ami d’ami à Malacca, il me fallait cette fois-ci trouver un toit. J’ai opté pour le « Pangkor Guesthouse », seule auberge de jeunesse de l’île située dans un petit village chinois essentiellement peuplé de pêcheurs, Sungai Pinang.

Ci-dessous le délicieux poisson grillé sauce sambal que j’ai dégusté au boui-boui du coin le soir de mon arrivée pour la modique somme de 10 ringgits (soit ~2€), en compagnie d’un aimable suisse rencontré sur le ferry (facile de sympathiser quand on est les deux seuls occidentaux sur un bateau rempli de locaux qui te dévisagent en souriant 😏).

NB : Le sambal est une sauce pimentée très utilisée en Asie du sud-est (en particulier Indonésie, Malaisie, Sri Lanka). C’est très bon mais ça pique !
La brasserie du coin

L’auberge, tenue par des chinois, était basique mais charmante, et plutôt calme en cette période hors-saison. J’y ai rencontré deux ou trois autres backpackers avec qui échanger quelques tuyaux au ptit déj.

De l’autre côté de l’île, sur la côte ouest, se trouve le village plus touristique, Teluk Nipah, dont la plage est surtout fréquentée par des locaux malais, indiens et autres chinois, qui viennent par grappes faire des tours de jetski et de banane gonflable. Plein de petits boui-boui le long de la route où déguster des fruits de mer fraîchement pêchés ou un plat de nasi lemak (*le plat de base malaisien, équivalent du nasi goreng indonésien, constitué de riz blanc bouilli dans du lait de coco et accompagné d’anchois séchés, de cacahuètes rôties et parfois d’un œuf ou d’un peu de poulet).

Brochette de calamars frits, miam !

J’ai retrouvé le plaisir de l’exploration à dos de scooter et aussi passé quelques heures délicieuses sur un petit bout de plage un peu à l’écart de l’agitation et de la route. Le sable, non pas fin mais constitué de milliers de petits cailloux de toutes les couleurs polis par la mer, massait délicieusement les pieds et (miracle !) ne collait pas à la serviette. L’eau était claire (pas si fréquent de ce côté de la Malaisie), plate comme un lac, et chaude comme un bon bain. Et pas un chat aux alentours 😍

Mais comme tout se paye sur cette planète, j’ai dû dire adieu à ma paire de tongs préférée, subrepticement dérobée puis soigneusement déchiquetée par une bande de chiens errants pendant que je barbotais innocemment en papotant avec Charan, un copain de Kuala Lumpur venu me rendre visite pour le week-end. Moi qui me plaignais que mon sac était trop rempli, ça fera un truc en moins à porter..

Adios amigos 😥

Côté plage, on a d’ailleurs fait encore mieux. Embarqués sur un petit bateau de pêcheur pour ce qui devait être à l’origine un tour de snorkelling (*balade aquatique avec masque et tuba), il a fallu insister pour changer de cap après s’être aperçu qu’il comptait nous larguer dans une sorte de bassin rempli de touristes chinois, où on risquait de voir plus de maillots de bain que de poissons..

Après nous avoir montré deux autres minuscules bouts de plage tout aussi embouteillés, on lui a demandé de nous déposer plutôt sur une jolie languette de sable déserte aperçue au loin, et de revenir nous chercher plus tard. C’était pas vraiment prévu dans le package, ça a eu l’air de l’embêter un peu.. Il a commencé à nous expliquer que cet endroit était dangereux, qu’on risquait de se faire attaquer par une bande de singes, apparemment très agressifs. Allons bon.. 🤨

Après un moment d’hésitation, ne sachant pas trop s’il bluffait, on a pris notre courage à deux mains et décidé de tenter le tout pour le tout, en promettant de lui passer un coup de fil en cas d’embuscade simiesque (je viens d’apprendre ce mot). Résultat : pas l’ombre d’un primate et 2h de rêve sur une plage de carte postale juste pour nous, à se sentir comme Robinson Crusoé et Vendredi, la perspective d’être sauvés à la fin en plus. Cette plage est quand même restée dans les annales comme « la plage des singes fous » 😋

La fameuse « Crazy monkey beach ».. On a connu pire 😏
J’en ai profité pour réviser mes katas 🤓🙏

Bon sinon, à part la plage, il y avait quand même deux ou trois trucs sympas à visiter, dont un assez joli temple bouddhiste (à ce stade j’étais pas encore complètement blasée – oui parce qu’ils se ressemblent un peu tous au bout d’un moment)

Costaud ce Charan 💪

Enfin une religon où on rigole un peu !
Alors ça ce sont des statues surtout propres au bouddhisme chinois qu’on retrouve un peu partout ; elles représentent les 18 « arhats » ou « luohans », disciples de Bouddha ayant atteint l’Illumination. Chaque pose a une signification, je vous renvoie pour ceux que ça intéresse à notre ami Wikipedia (en anglais, la page française est toute pourrie) https://en.m.wikipedia.org/wiki/Eighteen_Arhats

Autre monument remarquable : une superbe mosquée bleue sur pilotis, dans laquelle on a même le droit de se promener, à condition d’enfiler une tenue adéquate, fournie gracieusement à l’entrée. Il paraît que ça me va très bien.. Maman, qu’est-ce que t’en penses ? 😋😋🤣

Le regard vers La Mecque 🙏 (oui je sais, l’angle n’est pas très flatteur, de toute façon je suis pas photogénique pour un sou 🙄)
Fantôme noir sur fond bleu

Blague à part, c’est vraiment un endroit magnifique, aéré et lumineux, qui apaise l’esprit et invite au recueillement. Un peu plus et je me convertissais !

Pour finir, Pangkor a été l’occasion de rentrer en contact plus ou moins rapproché avec une faune locale intéressante : singes malicieux assis sur les fils électriques le long de la route, aigles d’envergure planant nonchalamment tout là-haut dans le ciel, minuscules petits poissons qui semblent faire les morts à la surface de l’eau jusqu’à ce qu’on tente de les attraper et qu’ils s’échappent prestement en nous glissant entre les doigts, diodons empaillés, plus communément surnommés « poisson-hérisson »… Le plus impressionnant restant sans doute les calaos, ces sortes de gros poulets dont le bec semble comme dédoublé et qui venaient déguster leur dîner dans l’arbre d’à côté.

Poisson hérisson empaillé
Calao en chair et en plume

Mais le clou du spectacle, ça a été de voir pour la première fois du phytoplancton bioluminescent (c’est comme ça qu’ils disent sur internet). C’est très beau, ça scintille dans l’eau comme des traînées d’étoiles filantes à la nuit tombée quand on y plonge la main ou le pied. On a fait une petite balade nocturne en bateau pour voir ça de plus près, c’était magique. Il y avait aussi des poissons volants qui bondissaient à la vitesse de la lumière dans le faisceau de la lampe électrique. De quoi laisser quelques jolis souvenirs ❤

***

Et puis il a fallu repartir, et le vent m’a menée sur l’île suivante en remontant la côte : Penang, la bien-aimée.

Suite au prochain épisode 😉

E-bibis

Selamat tinggal Pulau Pangkor 🙋‍♀️

2 Commentaires

  1. Vicky Vicky

    Est-ce que vous avez compris pourquoi il ne voulait pas vous déposer sur ce banc de sable?

    • Miamduchocolat Miamduchocolat

      Y avait un hamac dans les arbres derrière, on s’est demandé si c’étaitble repère de quelqu’un.. mystère!

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