Avant de vous en dire plus, il faut que je vous avoue une chose : il y a un léger décalage horaire entre ce que je fais et ce je publie.. disons une semaine.. bon d’accord, 10 jours 😖 C’est pas facile de garder le rythme !!
Tout ça pour dire que je vous écris de Kuala Lumpur (capitale de la Malaysie, pour le reste => Wikipedia MF). Drôle de ville, un peu trop de gratte-ciel à mon goût 🤔
Mais revenons à nos moutons !
Après mon départ de Nusa Penida, il me restait une semaine avant de devoir aller voir ailleurs si j’y étais, mon visa touristique indonésien tirant à sa fin. Je décidais donc de me rendre à Ubud, capitale artistique de Bali et apparemment base agréable à partir de laquelle explorer les environs.

Je m’attendais certes à un endroit touristique.. mais pas à ce point-là !! 😰 Le centre de la ville est totalement envahi d’hôtels et de boutiques pour touristes. La promenade à pied serait agréable, si seulement on n’était pas interpellé tous les 3 mètres par les rabatteurs qui se jettent sur les passants pour leur proposer un massage, un burger ou autre excursion rafting. C’est un peu Saint-Michel à Paris avec le décor d’Indiana Jones à Eurodisney. Il y a aussi des bons côtés apparemment.. je vous invite à les découvrir dans le blog de quelqu’un autre !


J’avoue que j’étais un peu dépitée au premier abord. Heureusement, j’avais réservé une petite pension pas chère un peu à l’écart, qui se composait de quatre chambres modestes alignées côte-à-côte dans un petit jardin auquel on accédait en traversant la cour de quelques habitations traditionnelles balinaises (et après s’être fait copieusement aboyer dessus par tous les chiens du voisinage). Une petite fontaine en face de ma chambre, un coq, une poule et une colonie de poussins pour principale compagnie : j’ai tout de suite su que j’allais y être bien.


Pas trop loin, un petit warung (*boui-boui local) assez fréquenté et ouvert jusqu’à une heure avancée vendait un délicieux poisson (brûlé) grillé, à déguster avec les doigts pour moins d’un euro, avec en prime un gros rat qui se baladait entre les tables. Que demander de plus ?

Restait à trouver quoi faire pour échapper à toute cette frénésie touristique..
J’ai commencé par explorer un peu les environs sur mon nouveau scooter rebaptisé « Vole-sur-le-bitume » (spéciale dédicace papou), avec pour récompense pas mal d’embouteillages, mais aussi de très jolis paysages (payants) de rizières, certes un peu surévaluées comparées à celles que j’avais sillonné gratuitement à Java l’année dernière (encore merci à Google maps sans qui je ne serais rien 🙏)




Sur la route, je suis tombée par chance sur une petite forêt de singes, cousine éloignée et moins fréquentée de la fameuse « Monkey Forest », une des attractions les plus prisées du centre d’Ubud. A deux pas d’une des rues les plus touristiques, un parc abrite en effet des tas de singes plus ou moins domestiqués, qui avec le temps ont bien compris le business et sont passés maîtres dans l’art de piquer les affaires des touristes (lunettes, chapeau, bouteille, bref tout ce qui dépasse), pour ne les rendre qu’en échange d’une bonne provision de fruits. Malines ces maudites bestioles 😏 J’avais justement croisé une fille comme ça quelques jours avant qui s’était fait piqué son Iphone – et ne l’avait d’ailleurs jamais récupéré. Quelqu’un a dû leur lâcher les taux de change. Maintenant on sait qui détient le record mondial de Candy crush ! A part ça on m’avait aussi prévenue que certains singes mordaient. Certes, j’ai fait la piqûre préventive contre la rage avant de partir, mais bon.. Toujours est-il que ça ne donnait pas trop trop envie tout ça.
Heureusement, le parc où j’ai atterri abrite des singes moins orientés commerce international, qui du coup se baladaient sans trop se préoccuper de ma présence, à part quand un des gardes forestier m’a proposé d’en attirer un sur mon épaule avec un biscuit pour le traditionnel selfie. Finalement il a décidé de s’installer sur ma tête 😐 Je reprends donc ma liste des choses à faire avant de mourir : photo avec un singe sur sa tête => check.






En plus des singes, j’ai aussi sympathisé avec pas mal d’humains cette semaine-là, dont Monika, une artiste suisse charmante qui fait des mosaïques ; Gunther, psychiatre allemand retraité, spécialiste des rites chamaniques et bon compagnon de conversation, en visite à Ubud pour soigner ses rhumatismes ; Léopoldo de Mexico, harpiste de son état, amateur de sorbet au coco et joyeux camarade de classe pendant nos cours quotidiens de gamelan (plus de détails dans un prochain post) ; Robert et Bernard, expatriés de longue date, fin connaisseurs de danse traditionnelles balinaises et ancien guide pour touriste aventureux pour l’un d’entre eux… Une sacrée brochette de personnages qui a bien égayé mon séjour balinais.
Le reste du séjour a été consacré à déambuler au musée, à aller voir des pestacles et à m’essayer au gamelan sous l’oeil bienveillant de Nyoman, mon professeur.. Les preuves en images et en vidéo dans le prochain épisode ✌
PS : Continuez à laisser des commentaires, ça me fait chaud à mon petit coeur 💚 (pas forcément pour dire que c’est super d’ailleurs, ça je le sais déjà 😏 mais par exemple si vous avez des questions à la con, des remarques inutiles, des blagues, etc…)
Voilà un bon guide touristique pour notre futur escale!! On va essayer de retrouver ta forêt de singe sur tête d’humain.
Yes ! Vous m’en direz des nouvelles ! 😉