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Nusa Penida ou la vie (presque) sauvage (3/4)

A propos de tremblement de terre

En fait, avant de passer aux choses paisibles il faut quand même que je vous dise que j’ai vécu mon premier tremblement de terre et que franchement ça fait tout drôle. Magnitude 6 quand même..

Heureusement j’étais plutôt loin de l’épicentre et il n’y a eu aucun dégâts là où j’étais (et quasiment pas ailleurs non plus). Ceci dit, étant donné les derniers événements, je n’en menais pas large quand je me suis réveillée à 3h du matin avec le lit qui tanguait.. J’ai écouté un peu pour voir si les gens paniquaient, sortaient de chez eux, mais rien. J’ai regardé sur internet, rien de spécial non plus. Une amie indonésienne m’a rassurée un peu sur whatsapp – pour eux c’est la routine – et m’a dit simplement de réviser mes procédures de sécurité (se mettre sous une table ou un encadrement de porte, sortir). Super. J’ai réussi à me rendormir, mais j’ai quand même rêvé de tsunamis les nuits suivantes 😓

Ah oui je vous ai pas montré les panneaux dans la rue :

Euh, c’est par où qu’il faut s’enfuir alors ? 🤔

Après les aventures terrestres, l’aventure sous-marine

Pour clore le chapitre Mac Gyver, j’ai passé mon diplôme de premier niveau de plongée sous-marine, qui me permet désormais de plonger jusqu’à 18 mètres de profondeur. Oooh yeah 😎🐠🦑✌

Là encore, pas forcément l’endroit idéal pour les débutants, mais heureusement ma prof Doris était très pro. 300 pages de théorie et 3h d’exercices en piscine plus tard (comment ça enlever mon masque à 10 mètres de profondeur ??!), j’ai eu droit à une première plongée un peu éprouvante (12 mètre, du courant, pas beaucoup de visibilité, une eau glacée 😖), et puis après les plongées suivantes se sont de mieux en mieux passées. A la fin, j’étais une vraie petite (baleine) sirène 🐳

Tout baigne 👌

On s’est promenés dans des jardins de coraux luxuriants, on a déambulé au milieu de milliers de petits poissons de toutes les couleurs, tout affairés à leurs occupations aquatiques. C’est fou ce qu’il y a de vie là-dessous, on se croirait dans les rues de Tokyo aux heures de pointe ! On a vu des tortues, des murènes, un poisson napoléon, des tas de petits poissons clown (cf. Nemo) et puis encore des tas d’autres que je serais bien incapable de nommer. Et pour couronner le tout, j’ai pu voir aussi la star de Nusa Penida : la raie manta (tintin 🥁). En effet, ces grosses bêtes (jusqu’à 7 mètres d’envergure selon Wikipedia) viennent se faire décrasser les ouïes (et le reste) dans une « station de nettoyage* ». Oui, ça s’appelle vraiment comme ça (!)

*Un système assez incroyable grâce auquel les espèces s’entre-aident : les gros poissons débarquent à la station, adoptent une certaine posture pour dire « salut les gars, pour moi ce sera la french pédicure ce matin » et les crevettes et autres poissons nettoyeurs s’attèlent à manger les parasites et les saletés. Pendant ce temps-là, les gros poissons s’abstiennent de les croquer, ce qu’autrement ils se seraient empressé de faire d’habitude.

Bref, une des raies manta est passée juste à côté de moi 💚 C’est vraiment majestueux, on dirait qu’elles planent dans l’eau.. Bon, moi c’était ma première plongée, alors j’avoue que j’étais plutôt en train d’essayer de penser à respirer pour pas que mes poumons éclatent en remontant, à souffler dans mon nez pour égaliser la pression dans mes oreilles, et puis aussi à relâcher de l’air dans mon gilet gonflable pour rester en bas, mais pas trop pour pas m’écraser au fond… Bref, un peu laborieux, mais quand même impressionnant.

Le centre de plongée, Doris qui prépare mon équipement (NB : ne pas oublier d’ouvrir le robinet à oxygène..)
Les spots de plongée de Nusa Penida

Bientôt le prochain post avec un petit aperçu de la vie locale (marché du soir, combat de coqs et cérémonie au temple).

E-hugs 🤗

 

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