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Jakarta la mal-aimée (1/2)

Capitale de l’Indonésie, Jakarta est située sur l’île de Java. A sa gauche, l’île de Sumatra, au-dessus l’île de Bornéo et Sulawesi, à sa droite la minuscule bien que célèbre île de Bali et tout l’archipel de Nusa Tengara (les îles de la Sonde) qui s’égrènent jusqu’au Timor, dont la partie orientale est indépendante. Encore plus à l’Est, on tombe sur l’archipel des Moluques et la Papouasie Occidentale, la partie orientale étant elle aussi un état séparé.

La plupart des touristes s’arrêtent au maximum une nuit à Jakarta et s’envolent le plus vite et le plus loin possible, souvent pour Bali ou bien n’importe quelle autre destination plus avenante que la capitale – c’est ce que j’avais fait l’année dernière.

Bruyante, embouteillée, hyper polluée, tentaculaire sans réel centre ville, architecturalement improbable – une sorte de forêt de gratte-ciels au pied desquels serpentent des rues qu’on pourrait plutôt qualifier d’autoroutes, le tout parsemé de bâtiments plus ou moins insalubres ou décrépits, voire carrément de bidonvilles..

Bref, cette pauvre Jakarta n’a vraiment rien pour plaire à première vue. Et pourtant… Cette fois-ci j’y suis restée 5 jours et j’avoue que j’ai commencé à trouver un certain charme à toute cette laideur apparente.. Je ne sais pas si j’irai jusqu’à dire que c’est une ville qui gagne à être connue, mais en tout cas pour moi c’était l’endroit idéal pour se plonger dans le bain local (quitte à boire un peu la tasse).

 

Les premiers jours : considérations pratiques et apprentissage de la survie en territoire indonésien

Après avoir dormi 12h d’un sommeil de plomb, histoire de récupérer du voyage (vive la clim’), j’étais à nouveau en état de fonctionner et j’ai pu commencer à partir à la découverte de la ville. Bien que je me sois déjà arrêtée à Jakarta l’année dernière, je me suis à nouveau pris une vraie claque : le choc est vertigineux. Tout y est radicalement différent, pas un touriste à la ronde et bien sûr la plupart des gens ne parlent pas anglais, sinon c’est pas drôle. Armée de mes trois pages de vocabulaire indonésien révisées dans l’avion, j’ai réussi plusieurs exploits successifs : m’acheter une carte de bus et comprendre quelle ligne il fallait que je prenne pour aller là où je voulais, me procurer une carte SIM autochtone et la faire marcher dans mon nouveau téléphone (impossible de survivre sans Google maps), et même me faire épiler (!) évidemment la seule chose qui était passée à la trappe avant le départ, et pas une mince affaire quand on réalise que les asiatiques ne sont pas franchement réputés pour leur pilosité (donc les endroits où faire ça ne pullulent pas). Et puis va expliquer que tu veux un maillot brésilien en indonésien.. pas très commode 😥 (d’ailleurs le résultat n’était pas tout à fait celui escompté 😂 mais bref!).

Là où ça s’est corsé, c’est quand j’ai commencé à tester le Uber local : il y a deux applis que tout le monde utilise, Go-ojek et Grab. Elles proposent des voitures comme chez nous, mais surtout des courses en scooter. Et oui, qui dit embouteillages permanents, dit paradis du deux roues. Au fait, un petit point circulation : Jakarta c’est un peu comme la place de l‘étoile en heure de pointe à Paris, mais partout, tout le temps. Bon, déjà le mec t’appelle systématiquement juste avant d’arriver pour te demander où tu es exactement.. en indonésien forcément 😣. Dès que j’ai compris qu’il y avait la géolocalisation en live pour les repérer et que j’ai su dire par texto « je suis devant tel truc », j’ai été sauvée. Après j’étais comme un poisson dans l’eau, je tapais la discut avec les chauffeurs par casques interposés et tout et tout. Mais je crois bien avoir perdu deux ans d’espérance de vie rien qu’avec la dose de particules fines que j’ai avalé en un après-midi de trajets divers et variés. Miam.. Ils ont beau avoir la circulation alternée en permanence, y a du progrès à faire s’ils veulent rester en vie après 45 ans. A part ça c’est assez grisant comme système (si on n’est pas trop à cheval sur le code de la route). A ce stade, j’étais déjà bien acclimatée.

A la découverte de la ville

En parallèle, je me suis baladée un peu, notamment avec une certaine Rosie,  une hollandaise très sympa croisée à l’auberge de jeunesse (pour la petite histoire, Java est une ancienne colonie hollandaise, d’où une proportion non négligeable de touristes venus des Pays-Bas).

On a flâné au marché du quartier chinois dans lequel est située l’auberge (Glodok), en dégustant des beignets de légumes (« bakwan sayur ») et des petits gâteaux dont j’ignore complètement la composition (des trucs chinois quoi), mais qui étaient délicieux. J’y ai acheté des pommes-cannelle 😍 (*un fruit tropical qu’on trouve difficilement en France et qu’on mangeait tout le temps à la Martinique).

Retour vers le futur : un stand de K7
Des piments qui piquent énormément
Tiens, la Tour Eiffel ☺
Miam des mangues 🤗

 

On a aussi été faire une visite guidée à pied du vieux port et du centre ville (enfin ce qui peut le plus s’y apparenter). Le guide était un jeune jarkartais très sympa avec qui on a loué les services d’un pêcheur pour faire un tour de barque à moteur, voir les dockeurs docker et des ribambelles d’enfants barboter dans une eau à l’odeur plus que douteuse et faire les singes en nous voyant passer.

La classe le chapeau assorti à la barque 😎

 

Pour se récompenser de tout ça (marcher dans Jakarta c’est à peu près aussi relaxant que longer l’A86 à pied), petit dîner dans un « rooftop », c’est-à-dire un restaurant situé sur le toit d’un gratte-ciel. Un truc de touriste quoi 😏

 

La suite dans le post suivant…

2 Commentaires

  1. Clem Clem

    J’ai connu la même expérience épilation en arrivant à Hong Kong ! 😂 C’ est un vrai plaisir de te lire. Bises

    • Miamduchocolat Miamduchocolat

      Haha je me sens moins seule alors!!

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